Je participe au programme DASA de puis un peu plus d’un an. Un des sujets qui me posait problème était : la capitulation. J’ai fait de gros progrès dans ce domaine, mais j’ai un long chemin pour arriver à reconnaitre, écouter et appliquer les messages envoyés par ma Puissance Supérieure.

Maintenant que j’ai une petite compréhension de ce que veut dire ou ne veut pas dire la capitulation, je cherche les moyens pour l’appliquer dans ma vie quotidienne et prendre un rôle actif dans mon rétablissement. Les messages sont envoyer pour une raison, non pas pour me distraire, me perturber ou m’amuser.

Les deux derniers mois, j’ai fait un effort conscient pour être plus réceptif à ces messages. A tel point que je les notes à fur et à mesure que je les détecte. En faisant de la sorte mon attention est détournée de ce que je pense, contemple ou fait ; et je concentre toute mon énergie sur le message. Ce qui me permet d’évaluer si ce message vient de ma Puissance Supérieure, mon dépendant intérieur ou bien un message transitoire venant de mon bon sens, ce qui équivaut à ma Puissance Supérieur.

A fur et à mesure que je prends conscience des messages, quand j’ai reconnu et évalué, j’essaye de mettre en application « faire la prochaine bonne chose ». Je fais la réflexion « comment cela m’aidera à faire la prochaine chose ? ». Ou bien je pense « avec cette information, quelle est la prochaine bonne chose à faire ? ». Cette tactique ma emmener dans une direction où je n’ai plus besoin que quelqu’un d’autre me répare et me met le fardeau sur les épaules.

Comme beaucoup de personnes dans le programme DASA, j’ai aligné de très nombreuses heures de thérapies. Les deux premières années, j’ai raconté mon histoire, partagé des informations et attendu que le thérapeute évalue les options et sort un plan de réparation. Ce n’est que récemment que j’ai réalisé que personne ne peut me réparer. Un thérapeute peut faire des observations et me donner son avis sur mes problématiques, mais personne ne connait mon histoire, ce que j’ai enduré, et comment j’ai réagis aux traumas comme moimême. Je veux utiliser les outils du programme DASA, je veux reconnaître et écouter mes messages, je dois décider qu’elle est la prochaine bonne chose à faire, je dois me nourrir et grandir par moimême, et je dois m’abandonner à ma Puissance Supérieure. Tout cela c’est capituler pour moi.

Cela m’a pris plusieurs dizaines d’années, beaucoup de thérapie, des soins intensifs, et DASA pour réaliser que capituler ne veut pas dire démissionner. C’est le processus d’arrêter de combattre les messages et décider ce qui est la bonne prochaine chose à faire et le faire. J’ai commencé à capituler dans la guerre de résistance et j’essaye de mettre tout mon énergie dans l’acceptation des messages de ma Puissance Supérieure. J’écoute « la petite voix intérieure », et je résiste à rester dans la résistance à faire la bonne chose.

J’ai trouvé qu’il y a des moyens, sans lien avec le programme DASA, qui m’aident à la conquête du faire bien, c’est rendre service. Je me suis peu impliquer dans DASA, car ma vie actuelle est quelque peu dans le chaos. Ce que je peux faire c’est essayer de servir mes semblables en dehors du programme. Comme laisser passer une voiture au feu, ou laisser passer quelqu’un à une caisse dans un magasin, ramasser des objets tombés, tout ce qui peut faire un peu de bien à quelque d’autre.

L’autre jour je conduisais en ville, et dans ma tête je penser à ma prochaine action. J’ai remarqué une vieille dame qui avait du mal à ramener ses containers de poubelles chez elle. Au prochain pâté de maison j’ai réalisé que j’aurai du m’arrêter et l’aider, alors j’ai fait demi tour et je suis allé la voir.


J’ai pris les containers et je les ai fait rentrer dans sa maison. Elle a beaucoup apprécié et est quelque peu choquée qu’un étranger se détourne de son chemin pour l’aider. Elle a peut être oubliée l’incident plus tard, mais ma satisfaction dure encore à aujourd’hui. Toute ma vie, j’ai eu du mal avec l’image de moi-même. Les affirmations du programme sont des rappels sur le peu d’estime que j’ai de moi-même. Quand je prends de la satisfaction avec mes bonnes actions, je suis moins enclin à faire des actions qui me donnent une mauvaise image de moi-même.

Il y a des affirmations silencieuses envoyées par ma Puissance Supérieure. « Faire une Action » enlève au programme ses aspects conceptuels ou « conseil », et le met en pratique. J’ai réalisé que je pouvais faire des actions désintéressées pour des raisons altruistes. J’ai découvert qu’en faisant des actions aux autres, et leur donnant un peu de bien être, finalement je me sentais encore mieux qu’eux.

Je sors depuis tous les jours avec l’intention de faire du bien pour au moins une personne. J’essaye de faire une action qui éclairera la journée d’une autre personne, même que pour un instant, et ceci rend meilleure ma journée et m’éloigne de ma dépendance et des idées négatives que j’ai de moi-même. Ceci aussi est pour moi capituler.

Capituler a pris un tout autre sens pour moi, ses derniers temps. Capituler pour moi ce n’est plus « quelqu’un doit faire quelque chose » mais « je dois faire quelque chose ». J’ai réalisé que chaque fois que j’entends dans ma tête « quelqu’un doit faire quelque chose », c’était un message de ma Puissance Supérieure qui me demandait de faire quelque chose. Dans le passé je résistais à ce message, maintenant j’essaye de le traduire en acte. Capituler ne veut pas dire abandonner ou jeter l’éponge, c’est prendre une part active dans le monde qui m’entoure. C’est faire, au lieu de dire : que personne ne fait jamais rien. C’est changer la formule « ce serait bien si quelqu’un… », et le faire. Capituler c’est changer ma vie et ma façon de penser. J’aime à penser que c’est comme si je faisais un dépôt dans la Banque Karma. Quand le message arrive, j’essaye de l’entendre. Quand je l’entends, j’essaye de le concrétiser.

Je n’ai pas de technique parfaite et je ne m’attends pas à en avoir. Je me tiens à l’idéologie DASA : « des progrès mais pas la perfection », qui me génère de bien meilleurs sentiments vis-à-vis de la vie, même si je ne vois pas beaucoup d’amélioration dans la mienne actuellement. Cela a changé mon attitude et je crois que cela a aussi changé mon univers de façon positif.

Tony, CA