Quand j’ai rejoint le programme, j’avais une définition différente du fantasme. Je pensais que cela avait seulement avoir autour du sexe ou du fétichisme. J’ai vite appris à travers le travail des étapes, que j’étais la championne de la création du « monde idéal » « fantasyland ». 

Pour moi la grande partie de mon travail ces dernières années fut de redéfinir tout ce que j’avais imaginé……n’est ce pas là où doit commencer un dépendant, dans ses pensées ? Absolument pour moi. 

Ma version de fantasyland commença à prendre forme très jeune. Pendant que la plupart des enfants grandissent en rêvant à leurs métiers d’avenir, moi je rêvais d’avoir une famille et une maison. 

C’était tous ce que je n’avais pas. Voici comment à commencer le long processus que je reconnais aujourd’hui comme étant ma dépendance affective. Ce fantasme grandit avec le temps. J’ai rêvais du nombre d’enfants que je voulais, qui j’allais épouser, comment notre vie sera, à quoi ressemblera notre maison et tout l’amour qui la remplirai. 

J’avais décidé que mes enfants ne revivraient pas les mêmes souffrances. J’ai vécue dans cette bulle fantasque toute ma vie. Trouver un partenaire de vie, servirai à la réalisation de ce fantasme et être sauvée de l’abandon, le rejet et des abus dont j’ai souffert. 

Malheureusement, ma réalité n’a pas collée du tout à mon fantasme. J’ai vécue une longue période de déni. Quand cela n’a plus fonctionné, j’avais tellement mal que j’étais prête à mettre fin à ma vie. Cette fois-ci, je n’avais pas planifié ma famille ou la maison où j’allais vivre, mais plutôt comment j’allais mourir. 

Les fantasmes sont devenus tellement obscurs qu’ils incluaient la façon de le faire, ce que ma famille d’origine allait penser ou non, et le plus fou fut d’inclure mon fils. 

Dieu fit pour moi ce que je n’étais pas capable de faire pour moi-même dans ces moments. Un ami m’appela et je suis sorti de la maison pour partager ma démence. Je suis tombée à genoux en lui racontant ce qui avait traversé ma tête la veille. En m’écoutant raconter mon macabre fantasme, j’ai eu très peur pour moi et surtout pour mon fils. 

J’ai entamé une thérapie. Et là encore Dieu fit pour moi ce que je ne pouvais pour moi-même, puisque la thérapeute c’est trouvée être spécialiste des dépendances. Elle reconnue les signes d’une dépendance affective et me demanda d’aller la vérifier dans une réunion DASA. Voici comment débuta ma route vers la liberté de ma dépendance affective. J’ai commencé par participer aux réunions téléphoniques, j’avais trop peur de me trouvais en face à face dans les réunions physiques

On me proposa de prendre du service. Ce fut une première étape pour sortir des fantasmes, mêmes si cela était par petites doses. J’ai trouvé une marraine et entrepris le travail des des étapes vers la raison. 

Aujourd’hui mes meilleurs atouts qui me protègent du fantasme sont : ma Puissance Supérieure, les outils de rétablissements, tels que : ma liste de gratitude, aller vers mes partenaires de rétablissement, travailler les étapes avec ma marraine, prendre du service, participer aux réunions, pratiquer les exercices qui me maintiennent dans le présent, prier, méditer quotidiennement, et la littérature du programme. 

Je ne suis plus la même personne qui est entrée par ces portes la première fois, et je remercie DASA et ma puissance supérieure pour cela. Je définissais la réalité comme étant un endroit où je ne pouvais exister. Aujourd’hui, je défini la réalité comme une opportunité pour une plus grande croissance personnelle. Ma vie actuelle n’est pas parfaite, mais j’ai une telle gratitude pour la liberté que me procure de vivre dans la réalité, que je ne changerai pour rien au monde. 

Merci DASA de m’avoir sauvé la vie. 

Lisa, Texas.