“Je ne suis plus jamais seule. Mais comme je suis malade, je peux l’oublier.” Cette phrase prononcée par ma marraine dans le cadre d’une de nos séances de travail hebdomadaires pourrait résumer mon expérience dans le programme de rétablissement DASA.

Je suis arrivée dans DASA il y a presque un an, après avoir observé une énième fois (la fois de trop?) les mêmes comportements destructeurs dans mes relations. Il s’agissait de relations amicales et familiales mais si elles avaient été romantiques ou professionnelles, ça aurait été la même chose.

C’est mon lien à l’autre qui est malade, quels que soient les domaines de ma vie. Je ne pouvais plus ignorer la confusion et la manipulation dans mes liens humains. Mon engagement dans les réunions, la littérature et très vite la rencontre avec ma marraine m’ont guidée vers plus de clarté, plus de légèreté et surtout plus de sérénité.

Bien sûr, le chemin ne s’arrête pas là, chaque avancée est célébrée et chaque chute, une occasion de se relever. J’y mets du cœur et surtout je ne suis pas seule, et ça change tout : la vie est moins douloureuse et surtout plus joyeuse.

Je réapprends d’autres manières d’être en relation et c’est à la fois délicieux et précieux.